Métro, graffiti, Ipad et nostalgie

Il n’y a pas si longtemps que ça, la neige recouvrait Montmartre, la moindre tentative de promenade tournait à la démonstration de patinage plus ou moins artistique… C’est à peu près à cette période là que j’ai décidé de laisser mon scooter poireauter en bas de chez moi, juste devant le fameux « Guilo Guilo » et de prendre lâchement le métro pour me rendre à mes rendez-vous.

L'incroyable Eiichi Edakuni (chef de Guilo Guilo)

Outre le fait que je sois plutôt vexé que personne n’ai tenté de voler mon scooter, pourtant pas attaché, j’avoue redécouvrir avec un certain plaisir les joies du transport en commun.

Je déambule dans les couloirs interminables de ces stations qui me rappellent mes longues errances adolescentes dans un temps reculé où internet n’existait pas et qu’il fallait sortir voir des gens en vrai, une époque faite de Gameboy, de minitel et de bipper tam-tam… Trop vintage.

Fatigué de naviguer à vue, entre les odeurs de patchouli bon marché et les effluves de transpiration, j’opte ces jours-ci pour le nez bouché de saison qui permet au gentleman que je suis de conserver son flegme, malgré un léger reniflement toutes les 6 secondes, parfois suivi d’une vidange discrète dans la manche droite.

Dans le métro rien n’a vraiment changé, à part que plus personne ne fume et que tout le monde est plongé dans son téléphone portable. Dans ce wagon, je suis assis à côté de quatre personnes qui, en même temps, tapotent nerveusement sur leur Iphone, du coup je garde le mien dans ma poche et les regarde avec ce petit air supérieur du type que la technologie n’a pas encore lobotomisé… En vérité mon Iphone me démange, je tenterais bien de battre mon record à Doodle Jump et mon plus grand rêve actuellement, juste avant la paix dans le monde, est de posséder un Ipad (a.k.a. GrosIphone).

Avant de rentrer dans ce wagon ça faisait bien longtemps que je n’avais pas vu une rame de métro graffée, je souris en me rappelant une fois de plus les longues errances de mon adolescence et les folles poursuites dans les dépôts de la Ratp collé de près par les maîtres-chiens, l’époque de la Comatech, de la coryo et des toupies qui jouaient la Lambada… C’est fou ces élans de nostalgie qui me prennent, le culte des jours passés.

On devient vieux très jeune de nos jours.

Tiens… Le trafic est perturbé sur l’ensemble de la ligne…

Y’a pas que le trafic on dirait…

Michael Jackson is alive.


http://www.myspace.com/benjaminpaulin

Dites le avec des flingues

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

2 réponses à Métro, graffiti, Ipad et nostalgie

  1. marielle

    la vidéo me fait dire que la vigie pirate du ratp doit se marrer souvent !
    baaaaaad benjamin : se moquer de michael jackson !
    en gestionnaire de l’information, je trouve tes tags ou mots clé bien indexés …compliment.

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